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Le paradoxe de Myanmar

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Le paradoxe de Myanmar

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Ce jeudi, la présidence néerlandaise de l’Union européenne a annoncé le durcissement des sanctions contre Mayanmar – anciennement la Birmanie – au moment même où Rangoon était officiellement admis au sein du Forum Asie-Europe (Asem), à l’occasion d’un sommet de deux jours à Hanoï, au Vietnam.

Le mois dernier, les 25 avaient demandé à la junte militaire au pouvoir de donner des garanties en matière de démocratie, notamment en libérant la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. Depuis la victoire de son parti aux élections de 1990, la chef de l’opposition birmane a passé plus de la moitié de son temps en prison ou en résidence surveillée. Jusqu’ici les exigences de Bruxelles sont restées lettre morte. Le renforcement des sanctions devrait être formalisé dès lundi par les ministres européens des Affaires étrangères. Il est notamment prévu que la liste des ressortissants birmans interdits d’entrée sur le territoire de l’Union soit élargie. Mesure qui touche essentiellement les membres de la junte militaire au pouvoir. D’autres sanctions, de nature économique, seront également adoptées.