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Tirs croisés et confusion à Bruxelles

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Tirs croisés et confusion à Bruxelles

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L’affaire Buttiglione suscite beaucoup de remous au sein du Parlement européen. Chacun se renvoie la balle. Le futur président Barroso disait attendre la décision de la conférence des présidents de partis. Mais celle-ci n’est pas parvenue à une position commune et a décidé à son tour de botter en touche. Barroso a décidé de maintenir sa confiance en Buttiglione ce qui n’est pas du goût de tous les eurodéputés, comme le précise Martin Schulz, président du groupe socialiste européen : “Si Monsieur Barroso continue comme ça, il va à l’encontre d’expériences peu agréables pour lui, donc je lui dis, soyez un peu plus sérieux.”

Pour préparer la rencontre du 21 octobre, la conférence des présidents de parti a décidé d’envoyer les comptes rendus des auditions comme l’explique Hans-Gert Pöttering, président du Parti populaire européen : “C’est maintenant au tour du futur président de la Commission José Manuel Durao Barroso de se prononcer. Il doit lire les lettres, c’est sa responsabilité de donner une réponse.” L’affaire a même tourné au vinaigre après la réaction enflammée depuis Rome du ministre des Italiens de l‘étranger. Mirko Tremaglia n’a pas hésité à traiter les eurodéputés de culattoni, littéralement des sodomites. Le président du parlement Josep Borrell semble perdu sur ce dossier : “Je n‘étais pas au courant, on vient de me faire un résumé, je trouve ces propos inappropriés.” Il reste désormais à Jose Manuel Barroso trois possibilités. Primo, négocier directement avec l’Italie pour trouver une autre personne pour le portefeuille. Secundo offrir un portefeuille moins sensible au commissaire italien. Enfin tertio, ne rien faire du tout mais au risque de voir l’ensemble de la nouvelle commission européenne se faire rejeter lors du vote d’investiture. Un cas de figure tout à fait envisageable.