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Pitcairn: quand la loi britannique affronte la tradition polynésienne

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Pitcairn: quand la loi britannique affronte la tradition polynésienne

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L’enquête a débuté il y a cinq ans sur une minuscule île d’Océanie dénommée Pitcairn. Six des 47 habitants de l‘île ont aujourd’hui été reconnus coupables de multiples délits sexuels sur mineurs. Le maire de la communauté, descendant direct des “révoltés du Bounty”, fait partie de ces hommes. L’affaire est délicate. D’un côté, les victimes, des femmes qui ont fui la communauté de Pitcairn pour la Nouvelle-Zélande. De l’autre, les coupables, la moitié des hommes adultes de Pitcairn défendus par leurs épouses.

Les victimes accusent ces hommes de les avoir violées, et agressées alors qu’elles n‘étaient âgées que de 12 ans. La communauté se défend en affirmant que ces moeurs s’apparentent à la tradition polynésienne. “Son nom a été traîné dans la boue, a expliqué la femme d’un des accusés, tout le monde le voit comme un pédophile, c’est si loin de la vérité!” Et l’affaire ne s’arrêtera pas là. Les coupables comptent aller devant la plus haute cour d’appel de Grande-Bretagne. Ces descendants des marins britanniques du Bounty, qui après s‘être mutinés, ont trouvé refuge sur l‘île il y a 200 ans, ne reconnaissent pas la souverainté britannique et donc sa justice.