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Le président désigné de la commission européenne a fait machine arrière

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Le président désigné de la commission européenne a fait machine arrière

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“J’ai décidé, a-t-il dit, de ne pas soumettre la nouvelle commission à votre approbation, j’ai besoin de plus de temps pour examiner ce dossier…” Situation inédite dans l’hémicycle européen. José Barroso a demandé au moins un mois de délai. Le président désigné cède donc face à la pression des Eurodéputés. On le sait, il allait tout droit a un désaveu lors du vote d’investiture. La gauche avait dit son opposition à cette équipe. Et les centristes étaient mitigés. A l’origine de la fronde, la présence de l’Italien Rocco Buttiglione, pressenti à la justice, et auteur de propos controversés sur les homosexuels et la position de la femme dans la société. D’autres commissaires, notamment Neelie Kroes à la concurrence, et Laslo Kovacs à l‘énergie faisaient l’objet de vives réticences.

“Je comprends la situation”, a dit Atzo Nicolai, qui représente la présidence de l’Union européenne, et qui a confirmé qu’il reviendra à la commission sortante de Romano Prodi d’expédier en attendant les affaires courantes C’est naturellement une situation sans précédent dans l’histoire des institutions européennes et qui a suscité un débat vif et animé ce matin. L’occasion pour les chefs des principaux groupes parlementaires de se féliciter de cette issue qui renforcera la construction démocratique de l’Europe.“Le parlement a son mot à dire, il n’est pas simple chambre d’enregistrement.” Propos de Hans-Gert Poettering, chef des conservateurs. “Si notre assemblée est faible, vous l‘êtes aussi, notre force c’est votre force”, a estimé pour sa part le leader des libéraux démocrates Graham Watson. “Vous vous êtes engagés sur une voie constructive, ne nous présentez pas la même commission la prochaine fois”, a dit Martin Schulz le chef des socialistes.