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Jose Manuel Barroso n'aura cette fois pas trébuché

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Jose Manuel Barroso n'aura cette fois pas trébuché

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Le président désigné de la Commission européenne peut s’attendre à prendre ses fonctions dès lundi. Jeudi midi, le vote du Parlement européen devrait lui être favorable à lui et à sa nouvelle équipe. Seule inconnue: l’ampleur de l’investiture. En juillet, Barroso avait reccueilli sur son nom 413 voix. L’idéal serait d’obtenir plus. S’il a donné pour consigne de voter oui, Graham Watson, le chef du groupe des Libéraux et Démocrates n’en reste pas moins vigilant et exigeant:

“Je pars du principe que notre groupe soutiendra la nouvelle Commission. Mais il insistera aussi sur les droits parlementaires, il insistera pour que le président de la Commission reconnaisse le principe de la responsabilité individuelle de chaque commissaire, tout comme le principe de la responsabilité collégiale. Nous aurons, je crois, une relation beaucoup plus ordonnée avec la Commission que celle que le Parlement a connu dans le passé.” Les socialistes européens ont pour leur part joué un rôle très important dans le rejet de la première Commission Barroso. Cette fois, le deuxième groupe du Parlement a pour consigne de voter l’investiture. Pour Martin Schulz, président du groupe, les institutions européennes ne s’en portent que mieux aujourd’hui. “Il n’y a pas de crise européenne, au contraire. Les institutions européennes sont renforcées. Un président de la Commission, une Commission qui dépendent des voix de l’extrême-droite, sont faibles. Une Commission qui obtient une majorité plus large est renforcée. Et un parlement qui a obtenu ce qu’il voulait est renforcé. je pense qu’il n’y a que des gagnants, et pas de crise.” La Commission remaniée aura besoin de 367 voix au moins pour pouvoir se mettre au travail, et prendre le relais de l‘équipe Prodi qui a joué les prolongations trois semaines de plus.