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Crise ukrainienne : la grogne enfle à l'ouest

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Crise ukrainienne : la grogne enfle à l'ouest

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De Bruxelles à Washington, l’Occident continu à émettre de sérieux doutes sur la victoire de Viktor Ianoukovitch aux présidentielles ukrainiennes. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, entend faire passer le message : “Il est de notre devoir de dire que nous ne sommes pas satisfaits de la façon dont se sont déroulées les élections en Ukraine. En faisant cette déclaration, nous avons l’intention de trouver une solution pour éviter la violence.”

Un message que le chef de l’exécutif européen a l’intention de remettre aux autorités russes. C’est aujourd’hui que s’ouvre le nouveau sommet Union européenne-Russie à La Haye et le dossier ukrainien devrait figurer en bonne place au menu des débats. D’autant que Vladimir Poutine ne comprend pas du tout la réaction de Bruxelles qu’il juge “inappropriée”. Le Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union, Javier Solana, met lui en garde les autorités ukrainiennes : “La commission électorale présente des résultats qui, à notre avis, ne correspondent pas à la situation de fraude. On verra ce que l’on peut faire mais il est clair que les relations entre l’Union européenne et l’Ukraine vont dépendre, sans doutes, de la relation de l’Ukraine avec la démocratie.”

Si l’Union choisi la diplomatie, en proposant à Kiev de recompter les voix, Washington hausse le ton. Le secrétaire d’Etat Américain, Colin Powell : “Si le gouvernement ukrainien ne réagit pas immédiatement et de manière responsable, il y aura des conséquences pour notre relation, pour les espoirs ukrainiens d’une intégration occidentale et pour les responsabilités individuelles de telles fraudes.”