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Nouveau bras de fer en perspective entre la Turquie et l'Union européenne

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Nouveau bras de fer en perspective entre la Turquie et l'Union européenne

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Dans un texte, qui servira de base aux conclusions du sommet de la mi-décembre, les Vingt-Cinq donnent le ton. Ils fixent leurs conditions pour entamer les pourparlers d’adhésion avec Ankara et parlent d’un processus sans garantie de résultat.Réaction immédiate du chef de la diplomatie turque Abdullah Gul. “Nous avons des attentes, et l’Union doit satisfaire à ses obligations.” En clair, les négociations doivent débuter une fois pour toutes, après quoi, la Turquie répondra aux nouvelles demandes européennes.

Ce que veulent les Européens, c’est tout d’abord qu’Ankara reconnaîsse la partie grecque de Chypre. Elle devrait aussi accepter des restrictions à la libre-circulation de ses travailleurs dans les autres pays de l’Union.Enfin, troisième point, et pas des moindres: à la demande d’un tiers des Etats-membres, les pourparlers pourraient être interrompus. Mais il faudrait pour cela que les principes fondamentaux de l’Union aient été violés par la Turquie. Des conditions qui avaient été soufflées par la Commission européenne en octobre. Bruxelles avait alors commencé à baliser le terrain, tout en se prononçant pour l’ouverture des négociations d’adhésion. Un “oui, mais” qui impliquait aussi que l’adhésion elle-même n’ait pas lieu avant 2014.Le texte, qui sera discuté ce mercredi au niveau des ambassadeurs européens, n’en est pour l’heure qu’au stade de l‘ébauche. Les chefs d’Etat et de gouvernement auront le dernier mot les 16 et 17 décembre. Ils devront alors donner une date pour le lancement des tractations.