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Journée mondiale contre le sida : les femmes en première ligne

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Journée mondiale contre le sida : les femmes en première ligne

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Cette année, l‘épidémie s’est dangereusement féminisée. Ici, au Mozambique, Onusida s’est mobilisé pour lancer des campagne de sensibilisation en direction des femmes. L‘épidémie qui a déjà fait 23 millions de morts en plus de 20 ans, les touche de plus en plus. Aujourd’hui, les femmes représentent près de la moitié des 37 millions d’adultes vivant avec le virus du sida. Car c’est un fait, les femmes sont plus vulnérables biologiquement : la transmission d’un homme à une femme a deux fois plus de risques de se produire que l’inverse. C’est l’Afrique subsaharienne qui paie encore une fois le plus lourd tribut . Près de 60 pourcent des adultes vivant avec le HIV sont des femmes. Et les plus fortes progressions sont observées en Asie, 56 pourcent, et en Europe de l’est, 48 pourcent, surtout en Russie et en Ukraine.

Ici à Krasnoiask, des étudiantes assistent à une séance d’information. On leur diffuse ces spots de sensibilisation, pour rappeler ce phénomène : le virus ne se cantonne plus aux groupes à risque. Des personnalités connues demandent aussi pourquoi le financement des campagnes de prévention a baissé dans le pays. Le sous-financement, c’est ce que dénonce justement l’Onu dans son rapport, en insistant sur la gravité de la situation : le sida n’est pas seulement une affreuse maladie, il est une menace à la sécurité mondiale aussi grave que le terrorisme. Une menace qui ne laisse pas les enfants de coté : ils seraient 660.000 touchés par la maladie, rien qu’en Afrique du Sud.