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Le oui du parti socialiste français donne des ailes aux défenseurs du texte

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Le oui du parti socialiste français donne des ailes aux défenseurs du texte

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Les manifestations de joie fusent devant le siège du parti socialiste français, et pour cause. Les tenants du oui à la constitution européenne ont réussi leur coup de poker. C‘était le tout premier vote sur le traité européen, et les militants socialistes ont donné le ton en votant oui à 59%. Pour leur chef de file, François Hollande, une belle victoire et un signal fort, d’où cet appel lancé à Jacques Chirac:

“Je demande au président de la République d’organiser le référendum dans le pays en le déconnectant de tout enjeu de politique intérieure. Il faut laisser à ce référendum son seul caractère, l’Europe, en le protégeant de toute tentation d’instrumentalisation qui serait fatale à la consultation elle-même et à ceux qui en seraient à l’initiative.” L’an prochain, tous les Français seront en effet appelés à se prononcer sur la constitution, et ils ne sont pas les seuls. Au total, une dizaine de pays auront recours au référendum. Le verdict des socialistes français servira-t-il d‘élan? Les partisans du oui veulent y croire. Mais le parcours reste semé d’embûches. Car il suffirait qu’un seul Etat-membre rejette la constitution pour qu’elle capote. Au Parlement européen, les socialistes devraient dorénavant serrer les rangs derrière ceux qui défendent le texte. Y compris, ceux qui comme Laurent Fabius le trouvent trop libéral. Pervenche Berès: “Bien sûr, j’aurais préféré que le non l’emporte. Je pense que le résultat est tranché. On a eu une pression médiatique extrêmement forte. Et les militants ont dit leur volonté d’unité dans le parti socialiste.” Martin Schulz, le chef du parti socialiste européen, est lui soulagé, et espère récolter les fruits de ce vote enthousiaste: “C’est un encouragement pour tous les pro-européens. Je crois que ça va aussi augmenter les chances d’obtenir un oui en Angleterre.” La crise de confiance est pour l’heure évitée, mais dans d’autres pays comme les Pays-Bas, la Pologne ou la République Tchèque, la bataille entre les deux camps promet d‘être féroce.