DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

11 mars : les familles de victimes réclament une nouvelle commission d'enquête

Vous lisez:

11 mars : les familles de victimes réclament une nouvelle commission d'enquête

Taille du texte Aa Aa

Il faut une nouvelle commission indépendante sur le 11 mars. C’est ce qu’exigent les familles de victimes qui dénoncent l’utilisation politicienne des attentats. Ce jour-là, Pilar Manjon a perdu son fils. Aujourd’hui, elle est porte-parole de l’une des principales association de victimes. Elle a été entendue devant de la commission parlementaire. “Pendant les audiences, a-t-elle dit, vous vous êtes focalisés sur ce qui s’est passé entre le 11 et 14 mars. Rien ne pouvait être plus éloigné des intérêts des victimes. Nous savons parfaitement bien ce qui s’est passé ce jour-là. Nous avons cherché nos morts, nous les avons pleurés, nous les avons mis en terre, ou incinérés. Nous leur avons dit adieu”.

Des victimes qui, pour Pilar Manjon, sont devenues une monnaie d‘échange politique dont la commission est l’instrument. Ainsi, José Maria Aznar, entendu le 29 novembre: il a réitéré sa thèse d’une collusion entre terrorisme islamiste et basque. L’ex-Premier ministre, tombé dans la foulée du onze mars, et que le nouveau chef du gouvernement a encore accusé lundi devant la commission d’avoir trompé les citoyens espagnols. Est-ce une réponse à la colère des familles des victimes? En tous cas, Jose Luis Zapatero vient d’annoncer son intention de nommer un haut-commissaire pour les victimes des attentats du 11 mars.