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Le Conseil européen se penche sur la question turque

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Le Conseil européen se penche sur la question turque

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Les choses sérieuses commencent pour la Turquie, avec l’ouverture ce jeudi du sommet européen, crucial pour sa candidature. Recep Tayyip Erdogan est arrivé mercredi soir à Bruxelles, avec l’assurance de rentrer chez lui avec un feu vert pour l’ouverture des négociations d’adhésion. A moins d’un coup de théâtre, ou de trop fortes exigences des 25.Car le Premier ministre turc n’est pas prêt à se lancer dans les négociations à n’importe quel prix, il l’a répété avant son départ d’Ankara.

Du côté de ses soutiens, la Turquie peut compter sur la France. Jacques Chirac s’est livré mercredi à un nouveau plaidoyer en faveur de son intégration, pour rassurer une opinion française réticente : “Sur le plan de la sécurité, de la stabilité, de la paix, avoir ce grand ensemble à nos frontières est tout à fait positif. Un rejet de la Turquie représenterait certainement un risque d’instabilité, d’insécurité à nos frontières”, a-t-il dit dans un entretien télévisé. Le président français a également rejeté l’idée d’un partenariat privilégié UE-Turquie évoqué par certains responsables politiques. Le chef en exercice de l’Union Jan-Peter Balkenende s’est aussi opposé à ce statut particulier, jugé surtout comme un statut “au rabais” par Ankara qui aspire à faire partie intégrante de l’Europe depuis 40 ans.

L’ouverture des négociations devrait surtout être accompagnée de conditions. Plusieurs questions doivent être réglées avant l’arrimage de la Turquie à l’Union européenne.