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L'étendue des dégâts apparaît au grand jour en Indonésie

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L'étendue des dégâts apparaît au grand jour en Indonésie

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A mesure que se renforce le pont aérien, le monde prend conscience du désastre indonésien. Une semaine après le cataclysme les premiers témoins du paysage de désolation à Aceh sont les soldats du porte avion Abraham Lincoln, dont les hélicoptères effectuent des ballets incessants vers la capitale régionale. La France va aussi dépêcher son porte-hélicoptère Jeanne d’Arc. Les routes sont impraticables, et c’est uniquement par les airs que l’aide est pour l’instant acheminée, avec le concours de l’armée indonésienne. Dans cette zone d’Aceh dans le nord de Sumatra, près de 80 000 personnes ont péri sans compter les milliers de disparus. Selon Djakarta 200 000 rescapés sont sans-abri et campent épuisés dans les zones déblayées.

Beaucoup de réfugiés qui souffrent de traumatismes sont évacués tandis que le travail de déblaiement commence à Banda Aceh. La ville a été presqu’entièrement rasée. Les équipes de nettoyage et les soldats ont du mal à savoir par quoi commencer : la zone détrempée est jonchée de débris et de corps en décomposition. Les survivants eux manquent de tout, les maladies transmissibles par l’eau, comme la dysentrie, commencent à apparaître. Selon l’ONU un million d’Indonésiens vont dépendre de l’aide extérieure pendant plusieurs mois pour être nourris. Meulaboh, ville longtemps isolée sur le rivage ouest de Sumatra, a enfin été atteinte par les équipes de secours. Mais elle restera inaccessible par la route pendant plusieurs semaines.