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L'adoption des enfants, et les risques de trafics

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L'adoption des enfants, et les risques de trafics

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Des enfants par dizaines, par centaines, qu’on recherche… Morts, ou vivants. Ils sont les premières victimes des tsunamis. L’Unicef estime qu’un million et demi d’entre eux ont été touchés d’une manière ou l’autre par la catastrophe. Dans les hôpitaux, sur les panneaux d’affichages, toujours ces mêmes photos, cette même interminable quête.

Daniel Walker recherche son petit-fils, Christian. Ce petit Suédois de douze ans a disparu alors qu’il était soigné dans un hôpital thaïlandais. Les autorités craignent qu’il ait été enlevé par un pédophile : “Je ne sais pas s’il a été kidnappé,” dit-il, “j’espère en fait qu’il a été kidnappé comme on le suppose, plutôt qu’il soit mort. S’il a été kidnappé, il y a une possibilité qu’il soit vivant”.

Ce n’est pas la seule disparition enregistrée dans la région, connue pour son tourisme sexuel. La directrice de l’Unicef, Caroll Bellamy, tire la sonnette d’alarme: “Notre préoccupation, ici, c’est bien sûr l’exploitation des enfants, pas seulement l’adoption. Ces enfants sont peut-être tombés dans des réseaux d’esclavage d’enfant, ou abusés, exploités.”

L’adoption, porte ouverte à tous les abus dans cette région du monde pauvre et touchée par une démographie galopante. Si des occidentaux veulent adopter ces enfants pour les sauver, les ONG rappellent que beaucoup de réseaux d’adoption sont déjà aux mains de trafiquants, et que l’adoption doit être le dernier recours.