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Considéré comme le favori des élections présidentielles palestiniennes, qui se tiendront dimanche, Mahmoud Abbas doit avant tout gagner le coeur des électeurs. Des électeurs qui, selon ses conseillers, n’apprécieraient pas de voir le numéro un de l’OLP déambuler dans les rues d’une ville longtemps interdite à Yasser Arafat, sous protection israélienne.

S’il est élu, Mahmoud Abbas aura fort à faire pour cette population lassée par la corruption et les dérives anarchiques au sein de l’Autorité palestinienne. Sans compter la crise économique qui affecte les territoires : le revenu annuel par habitant a chuté d’un tiers et le chômage est passé de 10 à 26% en dix ans. Depuis la reprise de l’Intifada, près de la moitié des Palestiniens soutiennent les groupes radicaux comme le Hamas, qui a par ailleurs décidé de boycotter les élections. Un scrutin qui se déroulera sous haute surveillance. L’ex-Président américain Jimmy Carter est arrivé hier en Israël où il a été reçu par Ariel Sharon. Prix Nobel de la Paix en 2002, Carter a pour mission de superviser la mission d’observation internationale des élections. Dans les territoires tout est fin prêt pour dimanche. La plupart des écoles sont transformées en bureaux de vote. 17.000 professeurs ont été formés pour pouvoir gérer le scrutin. Six bureaux seront même mis à disposition des électeurs palestiniens de Jérusalem-est.

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