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Proche-Orient : un scrutin sous haute surveillance

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Proche-Orient : un scrutin sous haute surveillance

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A scrutin sensible, mobilisation exceptionnelle. Les yeux du monde entier sont tournés vers les territoires palestiniens. Objectif n°1, contrôler que tout se passe dans les règles. 20 000 observateurs surveillent le bon déroulement de l‘élection, dont 800 étrangers. Parmi eux, Michel Rocard ancien Premier ministre français, euro-député et à ce titre envoyé spécial de l’Union européenne : “Pour l’instant, je suis satisfait de ce que j’ai vu. Mais il faut attendre et rester vigilant, car la journée sera longue”.Les Etats-Unis ont plusieurs représentants sur place, dont l’ancien président Jimmy Carter. Le locataire de la Maison Blanche entre 1977 et 81 relèvera tous les dysfonctionnements et en informera directement Ariel Sharon, le Premier ministre israélien : “Hier, je l’ai appelé à propos d’un point de contrôle qui n’avait pas été ouvert comme promis, un point de contrôle près de Ramallah qui bloquait des gens. J’ai appelé et ils l’ont ouvert immédiatement. J’ai son téléphone direct, et toute la journée, si quelque chose fonctionne mal, au moindre problème, je peux immédiatement appeler le bureau du Premier ministre”.

L’armée israélienne a reçu des consignes de souplesse, certains barrages ont été levés le temps du scrutin. Discrets, les soldats israéliens n’en sont pas moins vigilants, notamment près de Naplouse où l’un d’eux a été tué vendredi. En Cisjordanie, tout semble se dérouler dans les règles, au contraire de la bande de Gaza où ce matin des responsables de la sécurité palestinienne ont accusé Israël d’empêcher des habitants du sud du territoire de se rendre dans les bureaux de vote.