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Viktor Iouchtchenko promet l'Europe à ses partisans

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Viktor Iouchtchenko promet l'Europe à ses partisans

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La “révolution orange” s’est terminée en apothéose ce dimanche, là où elle avait débuté il y a deux mois : sur la place de l’Indépendance au coeur de Kiev. Comme au plus fort de la mobilisation, des milliers d’Ukrainiens sont venus acclamer leur leader et nouveau président Viktor Iouchtchenko, tout juste investi. A eux, dont la mobilisation et l’opiniâtreté lui ont permis d‘être là aujourd’hui, il a promis une nouvelle ère à l’Ukraine. Et même si son discours visait aussi à rassurer les Ukrainiens de l’est et ceux qui n’ont pas voté pour lui, le nouvel homme fort de Kiev n’a pas caché ses ambitions européennes.

“Notre voie pour l’avenir est celle qui mène à l’Europe. La place de l’Ukraine est dans l’Union européenne. Nous avons les mêmes racines, nous appartenons à une seule et même civilisation, nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes perspectives économiques” a-t-il proclamé. Face à lui dans l’assistance se trouvaient des invités de marque, mais aussi ses supporters de toujours. La pasionaria de la révolution orange, Ioulia Timochenko se trouvait aux côtés du leader de l’opposition russe Boris Nemtsov. Parmi les 60 délégations étrangères présentes, beaucoup d’Européens, mais aussi des représentants de l’ex-Union Soviétique, dont l’Ukraine ne se détournera pas a affirmé Iouchtchenko : “Nous sommes prêts à respecter les intérêts de nos voisins et à développer avec eux des relations stables. Mais les intérêts de l’Ukraine restent notre priorité”. Les réformateurs ont gagné la bataille électorale, mais le plus dur reste à faire : remettre sur les rails l’activité politique et économique du pays, paralysées depuis plusieurs mois par la crise. En attendant de se mettre au travail, Viktor Iouchtchenko a savouré en famille les derniers instants de cette fièvre orange qui a fait basculer le pays. L’heure était ce dimanche à l’espoir et à la joie, dans la capitale du moins. Car à Donetsk, dans l’est industriel de l’Ukraine, des manifestations de mécontentement ont marqué cette investiture.