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Déficits et taux de change au menu du G7 finances à Londres

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Déficits et taux de change au menu du G7 finances à Londres

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La remontée du dollar, ces dernières semaines, allège la pression sur les responsables du G7 Finances, réunis depuis vendredi à Londres. Mais la fermeté du billet vert ne doit pas les dispenser d’une discussion sérieuse sur leurs déficits et leur croissance respectifs, ainsi que sur le pétrole et la dette des pays pauvres.De manière générale, le G7 et la Russie (en tant qu’observateur), devraient constater que l’année 2005 s’ouvre sous de bons auspices, en effet le Produit Intérieur brut mondial, c’est à dire la croissance économique devrait progresser de 4% cette année, après 5% en 2004.Le PIB des pays membres du G7-Russie, représente 18.500 milliards d’euros soit 66% du PIB mondial. Paradoxalement, mais ce n’est plus une surprise depuis longtemps, la population des membres du G7 réunis à Londres, compte pour 14% de la population mondiale. A propos des déficits américains, Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré à Londres devant ses homologues des banques centrales : “au-delà des pressions des marchés, qui semblent stabiliser, voire diminuer à long terme le déficit des comptes courants américains et les besoins financiers s’y rapportant, certaines forces de l‘économie américaine semblent aller dans la même direction”. Les Etats Unis ont annoncé une croissance de 4,4% de leur PIB en 2004, et devraient s’en servir au G7 pour demander à leurs partenaires européens d’engager les réformes structurelles indispensables selon Washington à l’amélioration de leurs performances économiques.Le G7 qui a pour la seconde fois invité la Chine à une partie de ses débats, va encore prier Pékin d’assouplir sa politique monétaire en mettant fin au système qui lie la monnaie chinoise le yuan, au dollar : un système que les pays occidentaux jugent injustement favorable aux exportations chinoises.