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Kyoto : le grand jour

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Kyoto : le grand jour

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16 février 1997, Kyoto, Japon. Un grand projet de réduction des gaz à effet de serre est signé. Ce mercredi, huit ans plus tard, la communauté internationale va célébrer l’entrée en vigueur officielle du protocole de Kyoto. 141 pays ont signé le texte. Pour entrer en vigueur, il devait être ratifié par au moins 55 pays émettant au moins 60 % des gaz à effet de serre dans le monde. Objectif du protocole : réduire de 5,2 % les émissions des pays industriels d’ici 2012, par rapport au niveau de 1990. Un objectif ambitieux, que les grands pays industriels les plus pollueurs, ont du mal à respecter. Les pays européens ont par exemple réduit leurs émissions d’environ 3 %.

Le réchauffement climatique est du à six substances chimiques, celles-là même que les pays signataires se sont engagés à combattre. Le dioxyde de carbone fait figure de bête noire, il est le principal responsable circulation automobile et usines. Sont également concernés le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N20), et trois gaz fluorés (HFC, PFC et SF6). A l’heure qu’il est, six pays signataires de l’accord n’ont pas encore ratifié le texte. Il s’agit de la Croatie, de Monaco, de la Zambie, du Kazakstan, de l’Australie et des Etats-Unis. Washington s‘était retiré du protocole en 2001, en protestant contre le fait que les pays émergeants comme la Chine n‘étaient pas soumis aux mêmes obligations, en contestant aussi le coût économique du protocole. Et malgré les propositions alternatives de George W. Bush, sa décision de rejeter le protocole est de plus en plus contestée aux Etats-Unis, jusque dans les rangs de la majorité républicaine. En tous cas, les fervents supporters du protocole de Kyoto tirent la sonnette d’alarme. Si rien n’est fait, le niveau des mers pourrait monter d’un mètre d’ici 100 ans.