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Le portrait de Rafic Hariri au milieu d’une foule immense. Le Liban en deuil s’est retrouvé mercredi matin à Beyrouth pour les funérailles de son ancien Premier ministre assassiné lundi dans un attentat à la voiture piégée. Pendant de longues heures, son cercueil s’est difficilement frayé un passage dans les rues bondées de la capitale en direction de la Place des Martyrs, lieu de son inhumation. En larmes, ses fils et ses proches ont porté sa dépouille couverte du drapeau libanais. La foule, très émue, a rendu un dernier hommage à celui qui était considéré comme le père de la reconstruction du Liban.

La procession d’abord recueillie s’est ensuite animée aux cris de “vengeance” et “la Syrie dehors”. Damas – puissance occupante – et le gouvernement libanais sont accusés d‘être responsables de sa mort. La famille a d’ailleurs refusé que le gouvernement organise ses obsèques. A la mi-journée, la dépouille de Rafic Hariri, entourée d’un linceul, a été inhumée près de la mosquée Mohammad al-Amine. Les églises de Beyrouth ont sonné le glas, les muezzins ont récité la prière des morts. Ses partisans ont demandé à son fils aîné de poursuivre l’oeuvre politique de son père : que le Liban se débarrasse de ses chaînes et retrouve sa souveraineté.

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