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Constitution : et les autres, c'est pour quand ?

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Constitution : et les autres, c'est pour quand ?

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L’Espagne n’a pas ménagé ses efforts pour lancer la campagne européenne en faveur du OUI à la Constitution. Jusque dans les stades de football, les électeurs ont été informés. L’Espagne avait a coeur de mobiliser les foules, c’est vers elle que tous les yeux sont tournés. Elle donne le grand coup d’envoi des référendums. Suivront vraisemblablement avant l‘été la France, les Pays-Bas et le Portugal. Le Luxembourg vote en juillet, tandis que plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, ont opté pour 2006, avant le mois d’octobre, date limite de ratification.

Si dans la plupart des pays, la victoire du OUI ne fait aucun doute, elle est moins certaine en France, où d’après les derniers sondages la marge du oui s’effrite, à tel point que le référendum pourrait être avancé à fin mai. Incertitude aussi en République tchèque et surtout en Grande-Bretagne, où le non est pour l’instant donné gagnant.

Ensuite, la ratification parlementaire. La Lituanie, la Hongrie et la Slovénie ont déjà ratifié le texte. Avant l‘été, la Grèce, l’Italie et l’Allemagne feront de même. La Belgique elle devrait le faire dans le courant du mois de mai. En fin d’année, la Suède, la Finlande et Malte clôtureront le bal. Juridiquement, un simple non peut faire tomber le Traité constitutionnel, mais dans les faits, tout dépend d’où il vient. Un refus de la France ou de l’Allemagne, piliers de l’Union européenne et membre de la zone euro, n’aura pas le même poids qu’un non de l’un des nouveaux pays membres où l’euro n’est pas en vigueur.