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L'après Jean-Paul II, une problématique de plus en plus actuelle

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L'après Jean-Paul II, une problématique de plus en plus actuelle

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En Italie, les médecins spécialistes sont réellement inquiets au sujet de la santé du Pape. A 84 ans, souffrant du Parkinson depuis plus de 10 ans et extrêmement affaibli depuis sa trachéotomie de jeudi, le Saint Père est au plus mal. Certains médecins évoquent pour Jean Paul II une éventuelle impossibilité de parler pour plusieurs mois.

Que se passerait-il alors en cas d’incapacité totale du pape à gouverner l’Eglise ? Si aucune loi du Vatican ne prévoit la délégation du pouvoir papal, le Pape peut au moins se faire aider par les hautes autorités du Vatican, dont le cardinal Joseph Ratzinger. Explications de Wilton Wynn, spécialiste du Vatican: “Le Cardinal Ratzinger est l’un des hommes les plus importants du Vatican aujourd’hui, il est le gardien de la Foi. Je pense que c’est lui qui s’assure que le Pape tient toujours les rennes.” Le Pape peut aussi déléguer une partie de son pouvoir à son premier ministre le cardinal italien Sodano, mais sans le côté définitif qui fait du Saint Père le seul détenteur du pouvoir absolu dans l’Eglise. “Le secrétaire d’Etat Angelo Sodano fait fonctionner les rouages du Vatican depuis de nombreuses années, explique Wilton Wynn, il a acquis un prestige très fort partout là où l’Eglise est présente dans le monde.” Quoi qu’il en soit et jusqu‘à sa mort, c’est bien Jean-Paul II qui seul possède la légitimité suprême pour diriger l’Eglise. Quant à une éventuelle démission, il en est le seul maître. Une telle situation ne s’est pas produite depuis la démission de Célestin V au 13e siècle.