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Premier effort timide de la Syrie au Liban

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Premier effort timide de la Syrie au Liban

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Peu après l’annonce par la Syrie d’un redéploiement de ses troupes au Liban, des inspecteurs de l’ONU arrivaient à Beyrouth hier soir. L‘équipe est là pour enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri. C’est tout ce qu’a consenti le gouvernement libanais qui a rejeté la demande d’enquête internationale faite par Paris et Washington.

L’opposition libanaise impute le meurtre de l’ex-Premier ministre libanais à la Syrie voisine, qui depuis 15 ans exerce sa tutelle sur Beyrouth. Depuis l’attentat il y a dix jours, les pressions contre les Syriens pour retirer leurs soldats du Liban ont redoublé. Jeudi Damas a fait un premier geste, timide, en annonçant un dernier redéploiement de ses troupes vers la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Cette annonce est accueillie très prudemment par l’opposition libanaise, qui rappelle que cette promesse n’est pas nouvelle. “Le plus important c’est que les Syriens menacent les Libanais en leur disant que s’ils se retirent, il y aura des tensions dans le pays entre les libanais. Cela c’est inacceptable” commente Wael Abu Faour, membre de l’opposition. Les troupes syriennes sont estimées à environ 14000. Mais elles ne sont pas irremplaçables selon l’opposition qui estime que l’armée libanaise modernisée depuis plusieurs années peut parfaitement assurer la sécurité du pays. On ignore encore tout de l’ampleur du repli annoncé et de son calendrier. Le message de Damas est flou, mais il devra rapidement se préciser car aux pressions internationales, vient s’ajouter l’hostilité de la rue libanaise. Les manifestations anti-syriennes sont quasi-quotidiennes depuis le 14 février.