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Commission Barroso : 100 jours sans convaincre

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Commission Barroso : 100 jours sans convaincre

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Les trois premiers mois de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne ont été particulièrement agités, et ce dès le début, avec une investiture difficile arrachée au Parlement européen. José Manuel Barroso avait dû remanier son équipe de Commissaires pour obtenir le soutien de la gauche de l’hémicycle. Depuis, ce soutien du bout des lèvres s’est mué en hostilité. Les socialistes trouvent Barroso beaucoup trop libéral à leur goût. Explications de Paul Magnette, directeur de l’Institut d‘études européennes de l’Université Libre de Bruxelles :

“Pour le moment, Barroso a un vrai problème avec la gauche du Parlement européen, là c’est vraiment un clivage partisan qui joue actuellement. Il a été principalement investi par les Etats de centre-droit, principalement soutenu au Parlement par le groupe du centre-droit, son programme législatif n’a de majorité qu’au centre-droit. Barroso doit maintenant faire de solides efforts pour montrer qu’il peut aussi gagner le soutien du parti socialiste européen qui a annoncé qu’il ne donnerait pas son soutien facilement.” Pour être séduite, la gauche de l’hémicycle réclame plus d‘équilibre entre libéralisme et social. La Commission Barroso est attendue de pied ferme explique Jo Leinen, euro-député allemand social-démocrate :“Nous voulons plus et nous espérons qu’avec le grand débat sur la stratégie de Lisbonne, le sommet du printemps, ou les mesures comme la directive sur les services, nous pourrons trouver avec Barroso un équilibre.” Pour convaincre, José Manuel Barroso devra par ailleurs mettre de l’ordre au sein d’une équipe élargie aux airs de cour de récréation. Depuis leur entrée en fonction, les 25 commissaires ont fait preuve de beaucoup d’indiscipline. Un élément qui nuit à la crédibilité de l’exécutif européen.