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Libération de Guiliana Sgrena: bavure américaine ?

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Libération de Guiliana Sgrena: bavure américaine ?

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Tout a commencé hier soir avec cette vidéo porteuse d’une bonne nouvelle. Al Jazira annonce vers 19 heures, la libération de Giuliana Sgrena. La journaliste du quotidien il Manifesto enlevée le 4 février à Bagdad y remercie ses ravisseurs pour le bon traitement qu’elle a reçu.

Les autorités italiennes confirment l’information, c’est alors l’explosion de joie au siège du journal à Rome. Joie de courte durée. Au bout d’une demi-heure c’est la stupeur qui succède au soulagement, les collègues de Giuliana apprennent des autorités qu’elle est blessée. Les précisions viennent ensuite de Silvio Berlusconi. Au cours d’une conférence le chef de gouvernement italien explique qu’après sa libération la journaliste a été touchée par des tirs américains qui visait son convoi près d’un check point vers Bagdad. La fusillade a fait un mort, le chef de l‘équipe des services spéciaux. Les deux autres agents italiens qui ont participé à la libération de Sgrena ont été blessés. Silvio Berlsuconi convoque l’ambassadeur des Etats-unis et réclame des éclaircissements. George Bush a appelé son allié pour lui exprimer ses regrets en promettant une enquête complète. D’après l’armée américaine, le convoi italien qui roulait à toute vitesse n’a pas répondu aux tirs de sommation. Quand les Américains ouvrent le feu, Nicola Calipari, 51 ans, protège la journaliste des balles. L’agent des services secrets italiens à Bagdad avait déjà participé à d’autres missions du genre, notamment la libération des deux Simona en septembre. Aujourd’hui tous les Italiens, officiels comme anonymes, lui rendent hommage.