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La polémique sur la libéralisation du marché des services continue d’enfler en Europe. Jacques Chirac a reçu mercredi le soutien du Premier ministre Luxembourgeois. Jean Claude Juncker estime que la commission européenne ne peut pas adopter la directive Bolkenstein en l‘état. Car le projet donne notamment lieu à des interprétations très divergentes : “Nous pensons nous, présidence luxembourgeoise, que nous avons besoin en Europe de libéraliser le secteur des services, mais nous pensons aussi que doivent être éliminés de cette directive telle qu’elle se trouve sur la table du Conseil et du Parlement tous les risques de dumping social, ils sont nombreux et multiples.”

Gunther Verheugen estime que la directive ne devrait concerner que les transactions entre entreprises. Le commissaire européen à l’industrie tient néanmoins à défendre le principe majeur du texte : “Mesdames, Messieurs, je dois vous dire que le principe du pays d’origine est le principe directeur de cette directive sur la libéralisation des services, c’est même le principe directeur du marché intérieur. Je ne vois vraiment pas comment on pourrait y renoncer.” Le principe du pays d’origine est pourtant au centre de la polémique. Celui-ci permet à un prestataire de services d’opérer à travers l’Union en appliquant la loi de son pays d’origine.

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