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Cinq ans après le sommet de Lisbonne, qu'en est-il des grandes promesses?

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Cinq ans après le sommet de Lisbonne, qu'en est-il des grandes promesses?

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A l‘époque, les dirigeants européens avaient fait le pari d’une Europe gagnante. Son économie serait en 2010 la plus compétitive et la plus dynamique. A mi-chemin, force est de constater que les 25 sont en mauvaise voie. La Chine et l’Inde sont des challengers de plus en plus imposants. Quant aux Etats-Unis, ils restent loin devant. En cinq ans, leur croissance moyenne a été de 2,73%. L’Union européenne a elle plafonné à 2%.

Pour rattraper le terrain perdu, la Commission européenne réclame du concret. Moins de contraintes administratives pour les entreprises, plus de flexibilité sur le marché du travail, ou encore plus d’investissements dans les nouvelles technologies. Bruxelles en appelle à la volonté politique des Etats-membres. Chacun devrait appliquer à la lettre un plan d’action, quitte à nommer un Monsieur Lisbonne pour suivre de près les progrès du pays. La croissance et l’emploi, ce sont les objectifs ultimes. Difficile dans une Europe vieillissante, au chômage persistant. Là encore, l’Union supporte mal la comparaison avec les Etats-Unis. 71% de taux d’emploi là-bas contre 62,9% en Europe. Un écart encore plus grand pour l’emploi des plus de 50 ans. Quant aux dépenses en recherche-développement, elles sont supérieures de près d’1% outre-atlantique. Travailler plus longtemps pour assurer la survie des systèmes de retraite, il en est aussi question. D’après Bruxelles, le vieillissement démographique réduira presque de moitié le potentiel de croissance d’ici 2040. Pour compenser, il faudra notamment faire remonter le taux d’emploi des Européennes. Quant à la recherche, si les 25 veulent lui faire jouer un rôle de moteur, ils doivent s’en donner les moyens. Objectif: lui consacrer 3% du PIB.