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Sécurité : un vrai casse-tête

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“Dans des conditions normales, l‘événement aurait nécessité une planification de 6 à 12 mois”. Le chef de la sécurité civile de Rome est on ne peut clair. La situation que vit actuellement et jusqu‘à vendredi la capitale italienne est sans précédent. Le périphérique entourant Rome, une ceinture de 80 Km de long sera fermé à la circulation de 2h00 à 18h00. La zone du Vatican, la via della Conciliazione, qui y mène seront pris d’assaut par 300 000 personnes, le maximum possible. Les plus éloignés suivront la cérémonie sur écran géant. Gérer l’afflux des pèlerins, leur sécurité, assurer en même temps celle des dignitaires venus du monde entier, un vrai casse-tête, 40.000 personnes au total ont été mobilisées. Ecoutez le préfet de police de Rome : “Les systèmes de sécurité sont axés sur deux problèmes majeurs : le premier, c’est la sécurité de tous les pèlerins, quelque quatre millions de personnes et le second, la sécurité de toutes les personnalités qui arrivent pour assister aux funérailles”.

Condoleeza Rice et ses dix gardes du corps, voilà qui a donné une idée des mesures prises pour assurer la sécurité des chefs d‘état et des délégations . L’arrivée de 3 présidents américains dont l’actuel, a été un premier test. Ambassade fortifiée, tireurs d‘élite, et survols d’hélicoptères de la police à chaque déplacement du cortège… D’autres personnalités comme la présidente philippine Gloria Aroyo ou le président zimbabwéen Robert Mugabe sont arrivés à l’aéroport Léonard de Vinci ce matin. Celui de Ciampino a été fermé au trafic aérien, à l’exception des vols d‘état et d’urgence. Employés des services municipaux, volontaires de la protection civile, caribinieri, artificiers, chiens spécialisés dans les explosifs, rien n’a été laissé au hasard. Jusqu’aux batteries anti-missiles pointées sur le ciel romain. Des hélicoptères armés de mitrailleuses survolent la ville en permanence.

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