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Situation toujours très critique chez MG Rover

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Situation toujours très critique chez MG Rover

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A un mois des élections législatives, le gouvernement britannique ne pouvait pas faire moins pour Rover que l’octroi d’une aide d’urgence représentant une semaine de salaires et de frais généraux, évitant la mise à pied immédiate des 6.000 salariés du groupe. Le gouvernement espère profiter de ce répit pour débloquer le dossier. “L’ambiance n’est évidemment pas très bonne”, affirme un salarié, “et ça ne va pas s’arranger, n’est-ce pas?”

La réunion lundi entre syndicats et direction de MG Rover n’a rien apporté d’essentiel. Tony Woodley, le responsable de l’important syndicat britannique des transports: “On est là aujourd’hui pour se battre pour nos adhérents, dans des circonstances difficiles et personne ne sous-estime la tâche qui nous attend. Si c‘était difficile il y a cinq ans quand BMW est parti de façon discourtoise, c’est doublement plus difficile aujourd’hui.”

Avec des pertes qui ont du se creuser en 2004 et une érosion continuelle des ventes de voitures depuis 2002, MG Rover n’a jamais trouvé la solution financière à ses problèmes et c’est ce qui a causé le départ du chinois SAIC de la table des négociations. En tous cas, l’aide d’urgence octroyée par Londres à MG Rover sous forme de prêt, sera examinée avec bienveillance par Bruxelles.

“Evidemment, le souci de la Commission européenne”, affirme le porte-parole du commissaire à la concurrence., “est qu’il n’y aie pas de différence de traitement au sein de l’Union, mais ceci dit, les sociétés peuvent prétendre à une aide d’urgence”. En tous cas, les Chinois de SAIC l’ont fait savoir, il y a peu de chance qu’ils reviennent s’asseoir à la table de discussions. “Il est hautement improbable,” a fait savoir le groupe, “que SAIC souhaite être lié à Rover alors qu’il est sous administration provisoire.” Le gouvernement britannique parle d’une opportunité d’accord avec le constructeur chinois mais sur une autre base de négociation.