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L'opposition nationaliste taïwanaise se réconcilie avec Pékin

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L'opposition nationaliste taïwanaise se réconcilie avec Pékin

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La mise en scène est à la hauteur de l‘évènement : A droite, Hu Jintao, le numéro 1 du parti communiste chinois. A gauche, Lien Chan, le chef du Kuomintang, le parti nationaliste réfugié à Taïwan depuis 1949. La poignée de mains se déroule dans le Palais du peuple de Pékin, sur la tristement célèbre place Tiananmen. Un lieu de rencontre paradoxal pour la réconciliation de ces deux frères ennemis depuis 56 ans. A l’issue de l’entrevue, les deux hommes se déclarent ensemble opposés à l’indépendance de Taïwan. C’est “une étape historique” déclare alors le président de la république populaire de Chine. Un “Hu Jintao” tellement ravi qu’il organise une séance de photo avec Lien Chan à ses côtés comme si son invité était son homologue. Rien de tel pourtant puisque le parti de Lien Chan n’est pas au pouvoir à Taïwan, au contraire, le Kuomintang est le principal parti d’opposition taïwanais. Un détail qui n’a pas empêché Lien Chan de parader, tel un chef d’Etat, dans les jardins de Pékin, bras dessus-bras dessous avec son ancien ennemi juré.

De l’autre côté du détroit de Formose, de nombreux observateurs dénoncent une manipulation pour court-circuiter le véritable président taïwanais, le pro-indépendantiste Shen Shui Bian.