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Temps de travail : Londres s'inquiète du vote attendu à Strasbourg

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Temps de travail : Londres s'inquiète du vote attendu à Strasbourg

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C’est une partie déterminante pour le gouvernement britannique qui va se jouer aujourd’hui au Parlement européen. Les députés strasbourgeois doivent voter en première lecture la fin de l’“opt out”, le régime dérogatoire en matière de temps de travail, dont bénéficie le Royaume-Uni depuis 1993. La Commission des Affaires sociales du Parlement a proposé en avril dernier sa suppression pure et simple. Un projet que rejettent Tony Blair, le patronat et les conservateurs, comme l’eurodéputé Philip Bushmill-Matthews :

“Nous n’allons peut-être pas obtenir une majorité absolue, mais nous ne serons certainement pas seuls, il y aura une très très large partie des gens qui diront que l’“opt out” doit être gardé. Les individus devraient avoir le droit de choisir eux-mêmes combien de temps ils veulent travailler, ce ne devrait pas être à des politiciens de Bruxelles de leur dicter.” La partie est d’autant plus embarassante pour Tony Blair, qu’au sein de son propre parti, certains militent pour la suppression de la dérogation. C’est également ce que réclame le socialiste espagnol Alejandro Cercas : “Tous les travailleurs européens sont touchés, car même s’il y a des pays qui ont des normes meilleures, si l’on approuve finalement l’“opt out”, cela veut dire que d’autres pays européens auront des journées très longues. Donc, on court le risque de mettre en péril la santé, la sécurité et la concurrence entre les Etats-membres”. Quelle que soit la décision de l’hémicyle, les britanniques pourront encore travailler plus de 48 heures par semaine, car ce vote n’est qu’une première lecture et le texte doit être discuté ensuite par les Etats-membres.