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Stop aux dérogations en matière de temps de travail ! Les eurodéputés ont été catégoriques ce mercredi en décrétant la fin du régime des “Opt out”. Ce système, qui permet depuis 1993 à la Grande-Bretagne de dépasser la limite des 48 heures hebdomadaires, n‘était plus du goût des élus, et ils ont voté à une large majorité, en première lecture, en faveur d’une législation plus protectrice.

Les députés ont accepté en revanche que le temps de travail soit calculé de façon annuelle, un geste en direction de la Commission qui n’a pas empêché les syndicalistes européens d’applaudir. Carola Fischbach-Pyttel, secrétaire générale de la Fédération des syndicats européens des services publics:“Je pense que la directive sur le temps de travail, malgré ses faiblesses, est hautement symbolique de l’importance de la dimension sociale dans l’Union européenne. Donc, je pense que si elle devait être édulcorée, alors de nombreuses personnes qui défendent les travailleurs en Europe, se diraient que l’Union n’est qu’un grand marché libéralisé et rien d’autre, qu’elle est faite uniquement pour les employeurs et non pas pour les salariés. En fait, on se rend compte que ce débat participe à la discussion actuelle en France sur le référendum.” Le patronat a, lui, dénoncé un vote nuisible à la croissance et à l’emploi. Une position défendue également par les conservateurs du Parlement, comme le britannique Philip Bushmil-Matthews : “C’est un dossier dans lequel les syndicats européens se sont largement investis afin de promouvoir les conventions collectives. Ils ne veulent pas que les gens décident eux-mêmes de quelle façon ils veulent conduire leur vie. Nous, nous croyons que les individus doivent pouvoir vivre leur vie comme ils l’entendent. “ Alors que la texte sera largement discuté en juin par les Etats-membres, les députés ont contredit la Commission sur un dernier point : l’ensemble des temps de garde doit être considéré, selon eux, comme du temps de travail.

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