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8 mois après la tragédie, ouverture du procès de Beslan

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8 mois après la tragédie, ouverture du procès de Beslan

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Les ruines de l‘école n°1 de cette ville d’Ossétie du nord sont toujours hantées par le souvenir des 330 victimes du bain de sang perpétré par un groupe de 30 terroristes tchétchènes, dont voici le seul rescapé. C’est lui, Nur Pashi Kulayev, qui va être jugé à partir de ce mardi. C’est lui qui confessait l’an dernier avoir pris part à la prise d’otage, mais qui jurait n’avoir tué personne.

A Beslan, on craint que ce procès ne creuse les plaies qui ne cicatrisent pas. Aucune sentence ne sera assez sévère pour les familles des victimes. D’autant que certains estiment que d’autres terroristes sont encore vivants, qu’ils ont réussi à fuir, ce 3 septembre. Depuis 2 jours, les terroristes retenaient 1200 élèves, parents et professeurs. La prise d’otage s’est terminée par un carnage dont les enfants furent les principales victimes. Le traumatisme est insurmontable. L’image de Georgy filmé près des terroristes a fait le tour du monde, aujourd’hui s’il retourne à l‘école il raconte que son frère, lui, refuse d’y aller, c’est leur mère qui lui donne des cours.

Les habitants de Beslan restent avec leur tristesse et leurs questions. Par exemple, quels soutiens ont reçu les terroristes pour pénétrer dans l‘école, autant d’interrogations auxquelles le procès ne répondra sans doute pas…