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En Egypte, policiers et gros bras contre l'opposition

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En Egypte, policiers et gros bras contre l'opposition

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“Voulez-vous ‘oui’ ou ‘non’ que l’on modifie la constitution égyptienne?” A cette question, posée à chaque électeur égyptien, le président Moubarak a probablement voté ‘oui’. Cette réforme, il la présente comme un aboutissement démocratique : elle permet, en principe, l‘élection du président au suffrage universel direct, parmi plusieurs candidats.

Accompagné de son épouse Suzanne, Hosni Moubarak a certainement remarqué qu’il n’y avait pas foule dans les bureaux de vote. Pour l’opposition, ce référendum est une pantalonnade. Elle a appelé au boycott du scrutin. Du coup, dans la rue on s’exprime plus peut-être que dans les isoloirs. Les anti et les pro-Moubarak se sont violemment opposés dans le centre du Caire, malgré une interdiction totale de manifester.

Une dizaine d’opposants a été arrêtée. Et pour ce faire, une cinquantaine de militants du PND, le parti au pouvoir, a prêté main forte à la police. Si l’opposition rejette cette réforme, c’est qu’elle estime qu’elle met en réalité plus de bâtons dans les roues des candidats à la présidentielle. Moubarak est au pouvoir depuis plus de vingt ans. Dans la foulée du référendum, il devrait annoncer sa candidature pour un cinquième mandat de 6 ans.