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A trois jours du référendum en France, le camp du "oui" veut encore y croire

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A trois jours du référendum en France, le camp du "oui" veut encore y croire

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En dépit de sondages toujours défavorables, les partisans du texte constitutionnel veulent rester mobilisés jusqu’au bout. Le président Chirac ré-interviendra jeudi soir, et hier, c’est Daniel Cohn-Bendit qui tentait de convaincre les derniers indécis : “Le non est illisible. Qu’est ce qu’on en fait après. Il va proposer quoi ? Quel Texte ? C’est cela le problème. Au moins, si je dis oui, je sais ce que j’aurais. Si je dis non, je ne sais pas… De dire qu’on va renégocier, avec qui ? Comment ? Donc c’est cela la grande différence.” a déclaré le dirigeant des verts.

A gauche, dans le camp du “non”, on continue de dénoncer les orientations libérales du texte : “Airbus dont on se prévaut, a bénéficié d‘énormes subventions publiques. L’actuelle commissaire à la Concurrence dit : c’est finit les aides publiques parce que cela fausse la concurrence. Aux Etats-Unis on ne trouve pas dans la constitution le principe de concurrence libre et non faussée. Le tort et le drame de cette constitution c’est qu’elle inclue des choix économiques et sociaux qui sont partisans, au lieu de se limiter aux institutions. Et c’est en cela qu’elle est libérale. Et je pense que cela n’a pas été gratuit. Je pense que Monsieur Giscard d’Estaing savait très bien ce qu’il faisait” a déclaré l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste Henri Emmanuelli. Autre partisan du rejet du traité constitutionnel, le leader d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen a achevé sa campagne hier soir à Paris. Devant 1500 personnes, il a affirmé que le camp du “non” n’avait pas besoin d’avoir de programme commun.