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Le budget de l'UE fait monter la pression à l'approche du conseil européen

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Le budget de l'UE fait monter la pression à l'approche du conseil européen

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La bataille du budget européen s’annonce de plus en plus délicate à l’approche du sommet de Bruxelles. Les 16 et 17 juin prochain, la remise en cause du rabais britannique figurera au cœur des tractations. C’est en tout cas la position de l’Allemagne et de la France, qui mène la fronde. Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont poursuivi l’offensive ce vendredi en insistant sur la nécessité de faire des efforts. Un message destiné à la Grande-Bretagne. “Nous sommes prêts à avancer vers un compromis constructif, a expliqué le chancelier allemand, mais il faut être clair, cela ne doit pas être un processus unilatéral, une demande unilatérale envers l’Allemagne et la France, mais tout le monde doit bouger.”

Et comme l’union fait la force, Paris et Berlin ont pris soin d’aligner leurs points de vue en amont du sommet. “Nous ne pouvons pas en plus avoir une augmentation excessive des dépenses européennes. Une exigence de solidarité qui est l’esprit même de l’Union européenne et enfin le respect des engagements qui ont été pris dans le passé et qui s’imposent à l’UE et je pense en particulier, chacun le comprendra, à la Politique agricole commune (PAC) et au respect des engagements pris en 2002 en ce qui concerne la Politique agricole commune”, a insisté le président français. Mais la Grande-Bretagne aussi est intransigeante. Pour Tony Blair, seule une remise à plat de l’ensemble des dépenses de l’Union – y compris la PAC – permettrait d’envisager une renégociation du rabais britannique, dont il a rappelé l’utilité :“Si le rabais n’avais pas existé ces dix dernières années, alors nous aurions contribué au budget 15 fois plus, 15 fois plus que la France. Voilà pourquoi le rabais existe. Si les gens sont prêts à revoir fondamentalement la Politique agricole commune, alors bien sûr tout pourrait être revu. On ne peut pas prendre une partie de ce débat et dire que tout tourne autour du rabais britannique et ignorer les autres aspects du débat.” Bref, tout le monde affirme vouloir trouver un compromis, mais chacun refuse de céder du terrain. En prenant cette direction, les 25 se dirigent tout droit dans une impasse.