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Iran : un second tour présidentiel imprévisible

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Iran : un second tour présidentiel imprévisible

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C’est un scrutin présidentiel totalement imprévisible qui s’est ouvert ce vendredi en Iran. Si le rapport de force est clairement établi, modérés contre fondamentalistes, l’issue de ce deuxième tour reste flou et les analystes prudents.

Mahmoud Ahmadinejab a su flatter l‘électorat populaire en faisant de la lutte contre la corruption son principal cheval de bataille : “Je veux qu’il stoppe la corruption et l’immoralité dans notre société…” explique un garagiste. Personne n’attendait Mahmoud Ahmadinejab au second tour de la présidentielle iranienne. Laïc ultra-conservateur, le maire de Téhéran est néanmoins soutenu par les réligieux qui craignent un retour au pouvoir de Akbar Hachemi Rafsandjani. Des soupçons de fraudes ont entaché le premier tour de scrutin. Entre les bourrages d’urnes et les intimidations, le président sortant Mohamad Khatami a appelé à la plus grande vigilance. Des personnes ont été arrêtées. Rafsandjani, candidat modéré, s’appuie sur la peur du retour de l’Intégrisme “je choisis celui qui garantira ma liberté d’expression” explique une jeune femme. Depuis mercredi, jour où il s’est rendu à l’Université, bastion de l’opposition au régime islamique, Rafasandjani ne se montre plus en public craignant pour sa vie. Sur la scène internationale, l’occident voit en lui le candidat de l’ouverture, un homme d’expérience qui a déjà gouverné le pays entre 1989 et 1997. A l’inverse la politique extérieure de Mahmoud Ahmadinejab reste pour le moment indéterminée mais beaucoup craignent d’assister à une nouvelle révolution.