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Des victimes reconnues coupables et un pervers en liberté

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Des victimes reconnues coupables et un pervers en liberté

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La Belgique et le Maroc nagent en plein scandale. A Agadir, treize jeunes femmes marocaines ont été emprisonnées. Certaines ont été condamnées à une peine d’un an de réclusion dans des conditions très difficiles. Reconnues coupables de débauche et de prostitution, elles ont été les victimes d’un beau-parleur belge: un journaliste qui n’a pas hésité à les abuser et à diffuser leurs ébats sur CD-Rom et internet, alors que le code pénal marocain réprime toute relation sexuelle hors mariage.

Lors de multiples voyages dit touristiques, Philippe Servaty aurait ainsi séduit plus de 80 femmes. Aujourd’hui, pour la plupart, elles sont en fuite. Au Maroc, un comité de soutien a été créé. Abderhaman Elyazidi explique comment et à qui s’attaquait Philippe Servaty: “Ce sont des jeunes filles naïves. Un Européen leur parle. Elles réagissent, répondent, c’est normal. Et plus tard, il les induit en erreur en leur promettant le mirage de voyage en Europe, de visa, de mariage…” Servaty a été interrogé par la police d’Agadir, mais relâché. Aussitôt après l’explosion du scandale, il a été licencié du journal Le Soir. La justice belge a ouvert une information judiciaire. Les familles des victimes vont porter plainte pour pédophilie et abus de mineurs. L’une des victimes a juste 13 ans.