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Iter : premiers coups de pioche en France fin 2005

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Iter : premiers coups de pioche en France fin 2005

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Tout reste à faire mais la décision est prise. Le réacteur expérimental de fusion nucléaire Iter sera implanté en France. Une déclaration a été signée à Moscou sous l‘égide de l’agence internationale de l‘énergie atomique.

10 milliards d’euros, c’est le coût du projet issu d’une coopération entre l’Union européenne, le Japon, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud. Paris, qui apporte 1 milliard d’euros dans la balance, va accueillir ce réacteur dans les Bouches-du-Rhône, près de Marseille, sur le site de Cadarache. Le Japon, lui aussi candidat pour accueillir Iter, s’est finalement incliné devant ce choix mais au prix de plusieurs concessions. L’on sait qu’un Japonais dirigera le site de Cadarache, que 20% des employés devront être Japonais et que de grands laboratoires de recherche sur la fusion nucléaire devraient être créés au Japon. “Nous cherchons tous à créer une énergie propre pour l’avenir, a rappelé Janez Potocnik, commissaire européen à la recherche. Nous voulons obtenir une ressource durable et respectueuse de l’environnement. Et la fusion est l’une des options possibles.” L’expérimentation va durer 30 ans. Mais si les physiciens réussissent à produire une fusion nucléaire contrôlée, Iter offrira une alternative inégalée aux centrales nucléaires actuelles.