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Londres: chronologie d'une matinée infernale

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Londres: chronologie d'une matinée infernale

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Tout a commencé à la station de métro de Liverpool Street. A 9H51, heure de Bruxelles, une explosion retentit. La police des transports parle d’abord d’une défaillance du système électrique. La city, le quartier financier est bouclé. Les ambulances arrivent sur place. Trés vite, une autre explosion, se produit entre King’s cross station et Russel square. A 10h17, une nouvelle explosion frappe trois trains en gare d’Edgware road. La police annonce alors l’arrêt du trafic puis l‘évacuation de plusieurs stations de métro et de milliers de personnes comme à Aldgate et Stratford.

Et puis une demi-heure plus tard exactement, un bus explose à Tavestock place et Woburn square, près de Russel square. Dans un premier temps, la confusion est telle que les transports publics annoncent que trois bus ont explosé. Les autorités évoquent une succession de sept explosions. Sur place, l‘évacuation des blessés se poursuit et les autorités hésitent à donner un bilan des victimes. Scotland Yard annonce alors que des traces d’explosifs ont été découvertes dans le métro. Le parlement britannique se réunit d’urgence. Pour venir en aide aux milliers de policiers, d’ambulanciers et de pompiers déjà sur place, l’armée est déployée dans Londres. A Strasbourg, au parlement européen, une minute de silence est observée. A Paris, le gouvernement français annonce le renforcement du plan vigipirate.Ces derniers mois les autorités britanniques avaient multiplié les avertissements contre le risque d’attentats terroristes en Grande-Bretagne. Le patron de Scotland Yard, avait notamment mis en garde les services de sécurité, en avril, peu après la condamnation à Londres à 17 ans de prison de l’Algérien Kamel Bourgass, membre présumé d’Al-Qaïda, pour un complot terroriste à la ricine. En mars, une campagne d’information avait même appelé les Londoniens à la vigilance contre le terrorisme, en particulier dans les transports publics, à travers des affiches dans les trains, les bus et le métro. Ces attaques avaient été anticipées mais s’apparentent à un coup de massue pour la population et pour le gouvernement de Tony Blair. Car elles interviennent juste après la désignation de Londres pour organiser les jeux olympiques de 2012, alors que Tony Blair préside l’Union européenne et accueille le sommet du G8.