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Rome, Paris et Berlin ont du mal à respecter le pacte de stabilité qui exige notamment que le déficit de ses membres ne dépasse pas les 3% du PIB. Une règle assouplie en mars dernier.

A l’aube de la présidence britannique de l’Union, les grands argentiers de la zone euro, réunis à Bruxelles, ont donné deux ans à l’Italie pour qu’elle assainisse ses comptes. Une flexibilité due notamment à la faible croissance de la zone. L’excuse ne sera pas forcément valable pour la France. D’après les experts de la Commission européenne, Paris peut revenir sous la barre des 3% d’ici la fin de l’année. S’ils estiment que l’hexagone a délibérément creusé son déficit, des sanctions pourraient être prises. Berlin n’est pas mieux lotie. Le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, table sur un déficit de 3,7% pour 2005. La Commission européenne pourrait lui formuler quelques recommandations. Un premier pas vers d‘éventuelles sanctions.

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