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Silvio Berlusconi avait choisi le vote de confiance pour faire adopter sa nouvelle législation. Un choix risqué mais payant. En cas de rejet, le gouvernement aurait dû démissionner mais là, le ministre de la Justice n’a plus qu‘à se féliciter. Selon Roberto Castelli, “Les citoyens bénéficieront désormais d’une magistrature plus impartiale, parce qu’il n’y aura plus de séparation des fonctions”.

Le problème, c’est que l’opposition voit en cette réforme un outil judiciaire au service du président du Conseil. Silvio Berlusconi a été plusieurs fois poursuivi par la justice mais n’a jamais été inculpé. L’un des articles de cette nouvelle législation prévoit notamment de réduire la durée de prescription de certains délits. Le vice-président de l’Association Nationale des Magistrats estime lui “Que cette loi ne garantira plus l’autonomie et l’indépendance des juges. Il faudrait au contraire une loi qui puisse être appliquée de la même manière à tous les citoyens”. Les juges italiens ont annoncé leur cinquième grève, le 19 septembre prochain, pour protester contre cette réforme judiciaire.

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