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Si un doute subsistait après le sommet européen du 17 décembre, il ne semble plus avoir lieu d‘être. Le président en exercice de l’UE, le Premier ministre britannique Tony Blair a mis les points sur les “i” en prévision de la trés prochaine signature du protocole d’accord étendant l’union douanière qui existe entre la Turquie et l’Union européenne aux dix nouveaux pays membres. “Je rappelle très clairement, a-t-il dit, que la signature de ce protocole par Ankara n’implique pas la reconnaissance de Chypre”.

Insistant, son homologue turc a jouté qu’il n‘était pas question de reconnaître la république de Chypre avant la signature d’un accord de paix global : “Concernant le problème de la reconnaissance de Chypre, nous en restons à ce qui a été dit le 17 décembre dernier, nous n’avons pas changé de position.” L‘île de Chypre est divisée depuis 1974. Et seule la république chypriote grec fait aujourd’hui partie des états membres de l’Union ; le plan de paix proposé par Kofi Annan ayant achoppé. L’accord paraît donc ambigu et délicat puisque que la Turquie s’apprête à adhérer à un club dont elle ne reconnaît pas l’un des membres. Mais pour Tony Blair, il sera temps d’aborder positivement la question de la reconnaissance de Chypre le 3 octobre prochain au moment de l’ouverture des négociations d’adhésion d’Ankara à l’Union, pas avant.

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