DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Procès du tunnel du Mont-Blanc, le tribunal de Bonneville a rendu son jugement

Vous lisez:

Procès du tunnel du Mont-Blanc, le tribunal de Bonneville a rendu son jugement

Taille du texte Aa Aa

La catastrophe du tunnel du Mont-Blanc pouvait être évitée. Ce sont les conclusions du président du tribunal correctionnel de Bonneville, situé dans l’est de la France. Appelés à se prononcer sur le dramatique incendie du 24 mars 1999, qui a coûté la vie à 39 personnes, les magistrats ont estimé qu’il n’existait plus de zone d’ombre au dossier. Pour la justice, c’est la chaîne des responsabilités humaines qui est en cause. Volvo, le constructeur du camion à l’origine du sinistre, sort blanchi. En revanche, Gérard Roncoli, le directeur de la sécurité côté français est sévèrement épinglé, il écope de 30 mois de prison dont six fermes. Il est le seul à devoir effectuer de la prison, mais pas le seul à être mis en cause par le tribunal. Rémy Chardon, le président de la société concessionnaire du tunnel, Michel Charlet, le maire de Chamonix, sont tous deux condamnés à des peines de prison avec sursis. Les deux employés, italien et français, chargés de réguler le trafic sont également condamnés, tout comme les responsables administratifs et les sociétés concessionnaire et gestionnaire du tunnel. Le chauffeur du camion incriminé est lui condamné à quatre mois de prison avec sursis, mais sa peine est amnistiée.