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J-7 pour le retrait de la bande de Gaza

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J-7 pour le retrait de la bande de Gaza

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Les chars israéliens pénètrent en juin 1967 dans la bande de Gaza. C’est alors un territoire égyptien, bastion de l’opposition palestinienne, une langue de terre aride, d‘à peine 45 kilomètres de longueur et 10 de largeur.

Les premières colonies sont très vite bâties, principalement pour des raisons de sécurité, et sans aucun aspect idéologique dans un premier temps, d’après l’historienne Idith Zertal : “Après la guerre de 1967, la Guerre des Six Jours, la colonisation a été, je dirais, presque ‘kidnappée’ par les groupes religieux sionistes et différents mouvements en Israël. Ceux-ci ont alors installé des colonies au-delà de la ligne verte et des frontières définies par la communauté internationale.” A la fin des années 1970, Israël va donner un coup d’accélérateur à sa politique de colonisation. De nombreuses facilités sont accordées aux volontaires, et les constructions se multiplient. Trente-huit ans plus tard, la bande de Gaza abrite plus de 8 000 colons. Ses 21 colonies sont des ilôts de prospérité en pleine misère palestinienne. De l’autre côté des périmètres de sécurité qui protègent les implantations, vit 1,4 millions de Palestiniens. Depuis le début de la deuxième Intifada, il y cinq ans, Gaza est au coeur des violences : aux attaques des extrêmistes musulmans répondent les raids de l’armée israélienne. Si elle a été approuvée par une large majorité de l’opinion publique israélienne, l’annonce en 2003 du retrait unilatéral de la bande de Gaza, a provoqué la colère des extrêmistes juifs. Depuis lors, les manifestations, parfois violentes, se sont multipliées, avec côte-à-côte des colons de Gaza, mais aussi de Cisjordanie, soit des hommes beaucoup plus déterminés, selon Idith Zertal :“Les colons se sont unis autour de ce combat, mais pour autant il persiste des différences profondes entre eux. Ainsi, la plupart des habitants du Goush Katif devraient s’en aller librement, sans se battre, sans violence.” A quelques jours d’un retrait qui doit s’opérer sous la surveillance de près de 30 000 hommes, la communauté internationale retient son souffle, redoutant une explosion des violences. Tout dépendra en grande partie de l’attitude des colons, des plus irréductibles d’entre eux. Pour l’heure, 60% ont déjà contacté l’Etat israélien pour obtenir leurs indemnités de départ, ce qui semble indiquer leur souhait de quitter la bande de Gaza.