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Plan de désengagement israélien : le retrait de la bande de Gaza en cours

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Plan de désengagement israélien : le retrait de la bande de Gaza en cours

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Un barrage humain, des invectives… Ultime barroud d’honneur avant l’inévitable départ. Les colons de Neve Dekalim, comme tous ceux de la bande de Gaza, devront quitter le territoire occupé, au plus tard, mardi soir, faute de quoi l’armée israélienne les délogera par la force.

4 000 à 5 000 militants ultranationalistes se sont infiltrés pour prêter main forte aux plus tenaces. Mais déjà, beaucoup ont plié bagages. Sur les 1 700 familles qui peuplent les 21 colonies juives, un quart seulement refuse catégoriquement de partir. D’après le fameux plan de désengagement d’Ariel Sharon, la Cisjordanie est aussi concernée, mais à peine quatre des 120 implantations juives devront être évacuées, d’où une mobilisation plus faible. Dans la bande de Gaza, au contraire, les plus religieux invoquent une intervention divine, enchaînant prières et cantiques. Après des années d’une colonisation acharnée, soutenue par les gouvernements de gauche comme de droite, le territoire reviendra donc dans sa totalité aux Palestiniens, au plus tard le 4 septembre, une fois que les troupes israéliennes auront elles aussi évacuée cette bande de terre aride, prise il y a 38 ans à l’Egypte. Toute la journée, les soldats israéliens ont fait du porte-à-porte pour distribuer les ordres d’expulsion et tenter de convaincre les colons de partir de leur plein gré. Ceux qui s’y résignent pratiquent souvent la politique de la terre brulée. Plutôt détruire sa maison que de la laisser aux mains des Palestiniens. Pendant ce temps, les camions de déménagement n’en finissent pas de défiler. Les familles qui en ont fait la demande recevront une indemnisation allant de 120 000 à 320 000 euros pour s’installer ailleurs en Israël.