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L’Irak s’accorde sept jours de plus pour boucler la constitution, faute de quoi ce sera le retour à la case départ. La population, surtout préoccupée par sa survie quotidienne, suit de loin les tractations à l’Assemblée nationale. Les groupes politiques ne sont pas parvenus à un compromis lundi et se sont donnés une semaine de sursis. Parmi les points les plus épineux, le fédéralisme, le pétrole, et la place de l’Islam.

“Laissons-les retarder l’adoption de la constitution d’une ou deux semaines, dit un habitant de Bagdad. Mais au final, ils devront trouver une solution. Et s’ils n’en sont pas capables, alors, qu’ils le disent franchement.” “Il n’y a rien qui justifie ce report, lance un autre. Les questions qui restent irrésolues ne sont pas nouvelles. Et j’ai du mal à croire qu’ils puissent les résoudre en une semaine.” Les partis chiites et kurdes, qui dominent le parlement, souhaitent un Irak fédéral. Mais les Sunnites refusent de crainte d‘être pénalisés financièrement dans le centre du pays. C’est au sud, en zone chiite, et au nord, dans le Kurdistan, que se trouve le pétrole. Si d’ici lundi prochain la nouvelle date-butoir votée lundi aucun accord ne se dégage, le parlement risquera la dissolution. Les Irakiens seraient alors, de nouveau, appelés aux urnes.

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