DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Les larmes de Sharon et le désespoir des colons

Vous lisez:

Les larmes de Sharon et le désespoir des colons

Taille du texte Aa Aa

Le Premier ministre israélien s’est déclaré ému aux larmes à la vue des images de colons quittant la bande de Gaza. A Neve Dekalim, la place forte des opposants au retrait, les militaires s’emploient à faire retomber la pression. La colère semble parfois céder le pas à la résignation. Les prières et les larmes ont remplacé les appels à l’insurrection. Selon l’un des responsables de Yesha, la principale organisation de colons, l’opposition au retrait a échoué et le Goush Katif est tombé.

Pourtant la situation varie d’une colonie à l’autre. Après Dugit et Nissanit dans le nord de la bande de Gaza, au moins quatre implantations du Goush Katif ont été à leur tour entièrement évacuées. Si plus de la moitié des familles de colons de Gaza avaient quitté les lieux avant le délai imparti, d’autres villages offrent une résistance désespérée. Douleur et émotion se mêlent. Une femme a tenté de s’immoler, une autre a poignardé un soldat. A Morag, la force des militaires a finalement eu raison de l’acharnement des ultras. L’armée tente avec difficulté de faire le tri entre colons désespérés et extrémistes survoltés. Les uns sont consolés, les autres expulsés sans ménagement.