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Les colons ne sont pas les seuls à souffrir des évacuations des colonies de Gaza

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Les colons ne sont pas les seuls à souffrir des évacuations des colonies de Gaza

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Les soldats israéliens chargés de cette tâche, et particulièrement les femmes, ont été cette semaine très éprouvés par leur mission.

En Israël, le service militaire est obligatoire pour les hommes comme pour les femmes, et la plupart des militaires engagés dans le retrait, souvent très jeunes, n’ont pas fait le choix d’y participer. Cette jeune soldate a du évacuer par la force plusieurs colons : “Je n’ai pas choisi de venir ici. Je n‘étais pas volontaire, mais quand les colons me demandent comment je peux emmener leurs bébés loin de leur maison, je leur dis que ce n’est pas un bon endroit pour vivre et que je vais les emmener dans un lieu plus sûr où ils ne vivront pus dans la peur.” Les éléments féminins de Tsahal ont été affectés, pendant le retrait, à l‘évacuation des femmes et des enfants, une tâche souvent difficile psychologiquement : les enfants des colons sont en effet les témoins innocents du retrait. “Je pense, explique cette soldate israélienne, que les parents qui ont choisi de rester avec leurs enfants jusqu‘à l’arrivée de l’armée avec leurs enfants ont fait une erreur. Je pense à mes deux frères jumeaux de douze ans, et à ce qui se passerait si ils voyaient un groupe de soldats emmener leur père ou leur mère, je pense que c’est traumatisant.” Religion et patriotisme ont été toute la semaine sources de déchirement pour les militaires israéliens. “C’est très dur pour moi quand les colons me disent que Dieu me regarde. Je me demande parfois ce que Dieu veut de nous. Veut-il que nous évacuions ou pas? Je crois de tout mon coeur en Dieu et parfois j’ai peur d’avoir fait le mauvais choix.” Si le retrait de Gaza doit normalement se terminer ce lundi, colons et soldats devraient en garder un souvenir douloureux beaucoup plus longtemps.