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Nadjaf exulte. La ville sainte chiite irakienne a laissé éclater sa joie lundi soir à l’annonce de la présentation de la première Constitution de l’après-Saddam. Contre toute attente, un texte fruit d‘âpres tractations a finalement été présenté au Parlement. Les législateurs chiites et kurdes, largement majoritaires, se sont entendus sur un régime républicain, parlementaire, démocratique et fédéral, au grand dam des sunnites qui dénoncent un coup de force. Pour éviter une nouvelle crise, le texte n’a pas été soumis au vote et les parlementaires se sont donnés 3 jours supplémentaires pour finaliser le document. Principaux points de divergences: la structure institutionnelle du futur Etat, la place de l’Islam ou encore le partage des recettes pétrolières. Un point particulièrement sensible pour les sunnites qui représentent 20 à 25% de la population. Ils craignent que l’Etat perde tout contrôle sur les ressources pétrolières du nord kurde et du sud chiite en cas de fédéralisme poussé. Si la Constitution est approuvée par le Parlement au terme de ces 3 jours, elle sera ensuite soumise à referendum à la mi-octobre. C’est à cette occasion que les sunnites espèrent prendre leur revanche. Le document sera rejeté si les 2/3 des électeurs s’y opposent. Si le texte est approuvé, de nouvelles élections auront lieu à la mi-décembre.

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