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L’Irak a désormais une Constitution mais une Constitution qui ne convient pas à une partie de ses habitants, les sunnites. Une version finale du projet a été signée dimanche par une majorité des membres du comité de rédaction, chiites et Kurdes. En revanche, les quinze sunnites faisant partie du comité n’ont pas paraphé le texte. Une lecture de la Constitution a ensuite été faite devant le Parlement irakien réuni à Bagdad, mais les députés ont levé la séance sans vote. Explication donnée : une première mouture du texte avait déjà été adoptée le 22 août.

Les sunnites continuent de rejeter plusieurs points de cette Constitution et la question sensible du fédéralisme n’est réglée que provisoirement. Selon un amendement, elle devra être tranchée par la prochaine assemblée élue lors des législatives du 15 décembre. Les sunnites sont plusieurs fois descendus dans la rue pour montrer leur hostilité à un Etat fédéral qui les priverait des principales ressources économiques du pays. Les puits de pétrole se trouvent en effet hors de leurs zones d’habitat. Ils réclamaient d’autre part que l’islam soit “la principale source” de la loi mais dans cette Constitution, il n’est qu’une des sources. Un référendum décidera finalement du sort de la Constitution d’ici le 15 octobre. Et elle pourrait être enterrée si au moins trois provinces la rejetaient. Or, les sunnites sont majoritaires dans au moins trois régions.

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